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Mauricio BURAGLIA    luthiste - théorbiste -
instruments


ChB - Geluit-Luthinerie (Bulletin de l’Académie belge du Luth) – Septembre 2010

MAURICIO BURAGLIA, Silvius Leopold Weiss, Suites en do mineur et Fa# mineur du Manuscrit de Dresde (SFL 1004, 2010 - 70’49)

Mauricio Buraglia que nous avons eu l’occasion d’entendre à l’une de nos Journées du luth signe cet enregistrement de deux suites de Weiss. Il s’explique dans le livret sur sa manière de concevoir cette musique : « J’aime la musique de Weiss d’une façon très naïve : j’adore me perdre dans cette spirale baroque de sa pensée, somme toute très naturelle. » Son choix est allé vers une suite en Do qui « lui donne un réel plaisir » et la seconde en Fa# « qui l’intrigue ». Une tonalité peu fréquente assurément et qui, si elle dispense une atmosphère différente, n’en démontre pas moins dans cette « Suonata » les traits stylistiques habituels au compositeur. L’enregistrement possède une qualité sonore et une souplesse qui donnent raison à Buraglia quand il dit que cette musique est naturelle. Elle coule de source. L’interprétation de Buraglia est certainement moins naïve qu’il ne le déclare mais l’articulation ne coupe jamais l’idée globale de la pièce. Son discours avance et va où il faut. Avis aux amateurs de musique baroque !

     Le Joueur de Luth ( Bulletin de la Société Française de Luth) - Juin 2010

       Silvius Léopold Weiss, Suites en do mineur et fa # mineur du Manuscrit de Dresde, Mauricio Buraglia  CD Société Française de Luth - 2010 Réf . SFL 1004 - 70’49


Ce quatri
ème enregistrement réalisé par la Société Française de Luth est consacré à un compositeur majeur de l’époque baroque : Sylvius Léopold Weiss. Mauricio Buraglia a choisi deux très belles suites, particulièrement riches par leur ampleur et par l’inventivité dont elles témoignent.
Le premier accord de la première suite (en do mineur) donne le climat de ce bel enregistrement plein de maîtrise et de sérénité. Cette première pièce (composée elle-même de trois mouvements, Largo, Allegro Vivace) est d’ailleurs un monument à elle seule, avec ces lignes mélodiques qu’on pense reconnaître, qu’on suit, et qui se prolongent ensuite en d’inépuisables variations. La courante qui la suit commence avec quelques notes aiguës qui semblent se détacher sur un ciel clair, avant d’être appelées à de multiples développements. La bourrée, particulièrement élégante, paraît constituée de petits escaliers successifs qui se renouvellent à perte de vue. Elle cède la place à une belle Sicilienne pleine de subtiles ressources. Puis vient un menuet, suivi d’un presto où alternent les lignes de basse et de longues progressions mélodiques ascensionnelles. Le chemin qu’on croit pouvoir aisément suivre connaît mille subtils détours qui se déploient en une sorte de « labyrinthe musical inépuisable », selon l’expression de Mauricio Buraglia.
Soulignons que les deux suites s’achèvent avec des presto magnifiques, dignes des plus belles compositions de Weiss. La deuxième suite (en fa # mineur) appartient de manière certaine à la grande période de maturité de Weiss, probablement la fin des années 1740. On y trouve la riche palette harmonique de Weiss au sommet de son talent, comme en témoigne l’extraordinaire courante (une des plus longues écrites par Weiss : 157 mesures), qui constitue une exploration du luth dans toute l’étendue de ses possibilités. La noble sarabande de cette suite semble incarner à elle seule l’esprit qui anime l’ensemble de l’oeuvre. Commencée avec un prélude majestueux bien qu’extrêmement court (0’48), cette sonate se termine avec un immense presto (8’41), parfaite illustration de ce que Weiss a produit de plus libre et d’inspiré, servi par un jeu d’une grande justesse d’exécution, et plein d’émotion contenue.

Jean-Luc Bresson

Courrier d'un adhérent
Un petit mot pour vous dire que j'ai écouté le CD de Maurizio Buraglia et que, en effet, c'est un très bel enregistrement. Déjà, la prise de son me semble excellente. Son son aussi est très bon. Et puis il a une générosité et un "cantabile" très rares et très appropriés à la musique de Weiss. Un grand bravo à lui et à vous pour cette publication hors des sentiers battus, sans chichis, avec quelqu'un qui a simplement quelque chose de valable à "dire".

  
Presse Cd Weiss